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Un bonne nouvelle pour l'exportation?

le Sam 14 Oct - 14:41
http://www.laterre.ca/actualites/economie/exportateurs-de-sirop-derable-salivent.php

L’entrée en vigueur provisoire de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, le 21 septembre, rend optimistes les exportateurs québécois de sirop d’érable. Ce produit emblématique du Canada est souvent donné en exemple dans les médias européens quand il est question de l’Accord économique et commercial global (AECG).

Le journal français Le Figaro, par exemple, expliquait pourquoi l’AECG « est une bonne nouvelle » en citant trois produits canadiens : le sirop d’érable, le bois et les voitures.

Cela est aussi très positif pour les producteurs québécois de sirop dans le contexte où la réserve stratégique atteint 100 millions de livres cette année.

« C’est 8 % de tarif qui tombe à zéro », rappelle le directeur général du Conseil de l’industrie de l’érable, Daniel Dufour. Ce dernier indique que les cinq plus gros exportateurs en Europe sont L.B. Maple Treat Corporation, Citadelle, Les Industries Bernard & Fils, Érablières des Alléghanys et Decacer. D’autres plus petites entreprises sont également actives sur le marché européen.

« On est dans un milieu très compétitif. Il y aura éventuellement une baisse de prix. Les détaillants vont le savoir », estime Louis Turenne, directeur des ventes de Decacer.

« Ça donne un accès encore plus grand au marché », affirme Stéphane Vachon, directeur principal des ventes chez Citadelle. Celui-ci anticipe aussi des gains dans le secteur des canneberges qui vont bénéficier d’une baisse de tarif de 17,6 % sur les fruits séchés. « Les prix plus bas vont stimuler la demande », estime Stéphane Vachon, qui a parlé à plusieurs clients pour leur suggérer de faire profiter les consommateurs de l’économie plutôt que d’augmenter leur marge de profit. « Ils ont dit qu’ils le feraient », précise le directeur des ventes.

« On est déjà en démarches auprès de nos partenaires », indique Lyne Chayer, vice-présidente au marketing de L.B. Maple Treat Corporation, qui compte bientôt profiter du Salon Anuga, à Cologne en Allemagne, pour faire connaître l’élimination du tarif. La vice-présidente anticipe des volumes « un peu plus importants » en raison du récent accord commercial. « Les distributeurs avaient tous hâte de baisser les prix », indique Lyne Chayer.

L’Allemagne est le principal acheteur de sirop d’érable en Europe et le deuxième au monde. Les autres pays européens importants sont, dans l’ordre, la Grande-Bretagne, la France, les pays nordiques, les Pays-Bas et la Belgique. Les États-Unis demeurent la première destination et le Japon, la troisième.

Deux avantages

Louis Turenne souligne que l’AECG va donner un « avantage compétitif » sur le sirop d’érable américain en Europe puisque les États-Unis n’ont pas encore d’entente de libre-échange avec l’Union européenne. « Je ne m’attends pas à un énorme changement dans les volumes », nuance Louis Turenne, qui rappelle qu’on a connu une fluctuation de 10 % de la valeur de l’euro par rapport au dollar canadien en 2017. Cette variation à l’avantage des Européens n’a pas provoqué de ruée vers l’or blond jusqu’à maintenant. Contrairement au taux de change, la fin du tarif est cependant un acquis permanent.

La fin du tarif de 8 % devrait favoriser les transformateurs québécois par rapport aux emballeurs européens qui importent du sirop en vrac. Louis Turenne donne l’exemple d’une bouteille de sirop à 5 $ pour laquelle le « rabais » de 8 % va en réduire le prix de 0,40 $. La même quantité de sirop en vrac profitera d’une baisse de la moitié de ce montant puisque la valeur de celui qui passe à la frontière est moins élevée.

ALENA

Un autre accord joue un rôle majeur dans la mise en marché du sirop d’érable : l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). La renégociation de celui-ci avec les États-Unis n’inquiète cependant pas trop l’industrie pour le moment.

« Les Américains s’approvisionnent en vrac au Québec », fait valoir Louis Turenne, qui ne pense pas que l’industrie américaine de l’érable va faire pression pour fermer la frontière. Certaines entreprises américaines ont même une succursale au Canada.
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